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Gynécologie et Obstétrique - 30 bld de la Cluse - 1211 Genève

Infertilité

L’unité de médecine de reproduction et d’endocrinologie gynécologique est spécialisée dans le domaine du traitement de l’infertilité. 

L'infertilité est l'une des expériences les plus émotionnelles et les plus éprouvantes auxquelles un couple aura à faire face.
Nous tâchons de nous assurer que nos patients comprennent bien tout ce qui concerne leur traitement afin qu'ils puissent être plus confiants. En travaillant ensemble, dans une équipe multidisciplinaire, nous rassemblons tous les services dont un couple peut avoir besoin.

L'infertilité est un problème extrêmement complexe et délicat qui touche de plus en plus de couples. Elle ne fait pas de discrimination – elle atteint aussi bien les hommes que les femmes, de toutes les ethnies et de tous les milieux économiques.
Elle est très mal connue et pour cette raison, on en souffre souvent en silence.

Nous avons pour objectifs de dissiper les idées fausses et les mythes qui entourent l'infertilité et de vous aider à évaluer les nombreux traitements efficaces et innovateurs.

Qu'est-ce que la fécondité normale ?

Figure 1 : l’appareil reproducteur féminin

La femme naît avec un nombre fixe d’ovules (elle en a environ 450 000 à la puberté) et elle n’en produit pas de nouveaux. À la puberté, le corps commence à sécréter des hormones qui entraîneront la maturité et la libération des ovules. Au début du cycle menstruel, le développement d’un nombre de follicules renfermant chacun un ovule est stimulé par une hormone sécrétée par le cerveau, appelée hormone folliculo-stimulante (FSH). Toutefois, un seul follicule atteint le stade de dominance et les follicules restants meurent (atrésie).

 

L’ovulation et l’ovocyte

Pendant la deuxième semaine du cycle menstruel, les follicules produisent de l’œstrogène qui entraîne le cerveau à sécréter une autre hormone appelée hormone lutéinisante (LH). L’œstrogène aide à épaissir la muqueuse de l’utérus (l’endomètre) et à stimuler la production de mucus par le col de l’utérus ce qui le rend mince et glissant et facilite le passage des spermatozoïdes. La LH entraîne la libération de l’ovule par le follicule dominant (l’ovulation), après quoi on appelle le follicule le corps jaune. Ce dernier sécrète ensuite une hormone appelée progestérone qui prépare l’utérus à l’implantation et au développement de l’ovule fécondé.

En l’absence de fécondation de l’ovule, ou si l’ovule fécondé ne s’implante pas dans l’endomètre, le corps jaune rétrécit et le taux de progestérone dans le sang diminue entraînant la chute de l’endomètre (menstruation), et le cycle recommence.

L’appareil reproducteur masculin

Les hormones qui contrôlent l’ovulation chez les femmes sont les mêmes que celles qui contrôlent la production et la libération des spermatozoïdes chez l’homme. Contrairement à la femme qui ne produit des ovules qu’une seule fois, les testicules de l’homme produisent continuellement des spermatozoïdes tout au long de sa vie.

 

Figure  2 : l’appareil reproducteur masculin

La fécondation

La durée de vie fécondable de l’ovule est de 24 heures à compter de sa libération. Moins de cinq minutes après l’éjaculation, les spermatozoïdes circulent du col de l’utérus à travers l’utérus jusqu’à la trompe de Fallope où la fécondation se produit. Bien que des centaines de spermatozoïdes encerclent l’ovule, un seul le pénétrera et le fécondera. L’ovule fécondé reste dans la trompe pendant environ quatre jours et y commence sa division avant de se diriger vers la cavité utérine où il s’implantera dans l’endomètre.

Figure  3 : le processus de la fécondation

Qu'est-ce que l'infertilité ?

L’infertilité se définit comme l’inaptitude d’un couple à concevoir après un an de relations sexuelles non protégées ou après un délai plus court si la femme est plus âgée.
Certains couples qui n’ont pas réussi à concevoir un enfant en moins d’un an peuvent éventuellement y arriver sans aide médicale. Ces couples sont sous-féconds, ce qui signifie qu’ils peuvent procréer mais que ça leur prend plus d’un an.

La prévalence et les causes de l’infertilité

De 10 % à 15 % des couples en âge de procréer éprouvent des difficultés. L’infertilité est de plus en plus fréquente en raison de l’augmentation des cas de maladies sexuellement transmissibles et du report du moment d’avoir un enfant.

Les causes fréquentes d’infertilité
  • Dysfonctionnement ovulatoire – ménopause précoce, anovulation (absence d’ovulation);
  • Facteur masculin – absence de spermatozoïdes, faible quantité de spermatozoïdes, mauvaise qualité des spermatozoïdes;
  • Endométriose;
  • Problèmes tubaires – obstruction ou dysfonctionnement des trompes de Fallope;
  • Problèmes liés au col de l’utérus;
  • Incapacité à déverser du sperme – dysfonctionnement érectile ou éjaculatoire;
  • Infertilité inexpliquée (moins de 10 % des couples).
 
 
Le diagnostic des causes de l’infertilité

L’évaluation  des patients a lieu en couple et pour ce faire, nous comptons à l’interne un urologue et un spécialiste de la fertilité masculine.

Un aperçu des tests
  • Taux hormonaux (partenaire féminin) ;
  • Échographie pelvienne (partenaire féminin);
  • Perméabilité des trompes de Fallope (partenaire féminin);
  • Numération des spermatozoïdes (partenaire masculin);
  • Tests hormonaux si la numération des spermatozoïdes demeure très faible (partenaire masculin);
  • Maladies infectieuses (les deux partenaires).
Combien de temps cela prend-t-il pour concevoir un enfant ?

Dans le cas d’un couple âgé de 25 ans qui a des relations sexuelles régulières, les chances de grossesse sont de 20 % chaque mois; 70 % en 6 mois; 85 % en 1 an; et 95 % en 2 ans. Toutefois, une femme de 35 ans prendra plus de temps à être enceinte qu’une femme de 25 ans en raison du déclin du nombre et de la qualité de ses ovules. De plus, les femmes plus âgées ont un risque accru de développer de l’endométriose ou de gros fibromes qui déforment la muqueuse de l’utérus, et leur risque de fausse-couche augmente. De fait, environ 40 % des grossesses chez les femmes plus âgées se terminent par une fausse-couche comparativement à 10 % chez les femmes plus jeunes. Les hommes deviennent aussi moins féconds en vieillissant, mais pas au même degré que les femmes.

La fréquence des relations sexuelles

Pour augmenter ses chances de grossesse, un couple devrait avoir des relations sexuelles tous les deux ou trois jours autour de la période d’ovulation; une abstinence de plus de sept jours n’améliore pas la qualité des spermatozoïdes. Une femme qui a un cycle régulier de 28 à 30 jours devrait avoir des relations sexuelles entre les jours 10 et 17 de son cycle, autour de sa période d’ovulation, qui se produit environ 14 jours avant le début des prochaines menstruations.

Le style de vie

Une alimentation saine, nutritive et variée fera en sorte que la femme sera en bonne santé et apte à procréer et à nourrir un bébé en cours de développement. Il est recommandé de manger beaucoup de fruits et de légumes, surtout des légumes verts qui sont riches en acide folique. Il est très important de prendre des suppléments d’acide folique (au moins 400 mcg) trois mois avant et jusqu’à la douzième semaine de la grossesse car ils réduisent les risques d’anomalies du tube neural chez les nouveau-nés.
Un excès ou une insuffisance de poids peut perturber le cycle menstruel. Dans le cas des femmes qui ont de l’embonpoint, une perte de 10 % du poids corporel peut avoir un effet sur l’ovulation spontanée ou la réponse aux hormones prescrites pour déclencher l’ovulation.
L’abus d’alcool peut causer des lésions aux spermatozoïdes et aux ovules. Il est recommandé aux femmes de limiter leur consommation à 14 unités (environ 1½ verre de vin) par semaine et les hommes à 21 unités (environ 2 verres de vin) par semaine. Le fait de fumer des cigarettes ou de la marijuana peut entraver l’ovulation et réduire le nombre de spermatozoïdes, diminuant ainsi de 40 % les chances de grossesse; il faut donc cesser de fumer dès que possible. Les toxines environnementales telles que le plomb, les pesticides, les solvants de peinture, etc., ont aussi des effets nocifs sur la fécondité et il faut éviter de s’y exposer dans la mesure du possible.
Informez votre médecin de tous les médicaments que vous prenez car certains produits de prescription médicale sont dangereux pour la grossesse. Les hommes ne devraient pas trop s’exposer à la chaleur, comme les saunas et les bains chauds, ni porter de sous-vêtements serrés.

Quand faut-il demander de l’aide?

Nous conseillons aux couples de consulter après avoir tenté sans succès pendant un an de concevoir un enfant. Il est toutefois conseillé de consulter plus tôt si l’une ou l’autre des situations suivantes vous concerne:
  • Irrégularité ou absence de menstruations (problème ovulatoire possible);
  • Antécédents d’infections pelviennes et/ou d’éclatement de l’appendice, de chirurgies abdominales antérieures (problème tubaire possible);
  • Augmentation et intensité des douleurs menstruelles (possibilité d’endométriose);
  • Deux ou trois fausses-couches antérieures;
  • Antécédents chez l’un ou l’autre des partenaires de maladies sexuellement transmissibles telles que les Chlamydia ou la gonorrhée;
  • Chirurgie ou blessure aux testicules, ou antécédents de maladies infantiles telles que les oreillons chez l’homme;
  • Troubles sexuels tels que l’éjaculation précoce et/ou difficulté d’érection;
  • Femme âgée de plus de 35 ans.
  • Antécédents de ménopause précoce (avant l’âge de 40 ans) chez une parente proche.
 
Les traitements

Après une évaluation et les examens nécessaires, les causes de l’infertilité en tant que couple seront diagnostiquées. Le spécialiste établira le plan de traitement individuel le plus approprié pour chacun des partenaires..
Nous tenons compte des différentes causes d’infertilité, suivons les derniers progrès en médecine de la reproduction et participons à la recherche et nous pouvons ainsi offrir les traitements les plus complets et les plus récents qui existent.

Les traitements de base de l'infertilité

Hormonothérapie
Insémination intra-utérine
Chirurgie non invasive
Endocrinologie de la reproduction

Les traitements in vitro

Fécondation in vitro (FIV)
 Injection intracytoplasmique de spermatozoïde (ICSI)
Maturation in vitro (MIV)
Éclosion assistée
Vitrification des embryons

Le traitement pour l'homme



Le traitement de la stérilité masculine :

Le domaine de la médecine de la reproduction masculine s’est énormément développé au cours des dernières années. Des études récentes révèlent que chez 50% des couples qui sont aux prises avec l’infertilité, l’homme présente une forme quelconque de stérilité qui pourrait profiter d’un traitement après une évaluation médicale complète. Nous faisons une évaluation détaillée de la fécondité des hommes sur le plan de leur santé reproductrice et sexuelle en utilisant des techniques de pointe pour diagnostiquer et traiter les anomalies du sperme qui pourraient interférer avec la fécondation. L’association de la nouvelle technologie aux méthodes cliniques de pointe utilisées a permis le traitement de bien des patients qui peuvent avoir de bonnes perspectives de paternité.

Le traitement de l’homme

Les couples préfèrent généralement procréer de façon naturelle, sans avoir recours à des techniques comme la FIV et l’insémination intra-utérine. Notre équipe abonde fortement dans ce sens, surtout lorsque la femme est en bonne santé reproductrice et qu’elle est jeune. Pour l’évaluation de la fécondité masculine, l’homme et/ou sa conjointe ont un entretien avec notre andrologue/urologue. Les évaluations initiales peuvent nécessiter des analyses d’urine et de sang ou d’autres analyses de sperme spécialisées, le tout dans un cadre confidentiel et très privé. Les options de traitement, qui peuvent comprendre des traitements médicaux ou chirurgicaux, sont discutées en détail.

Les modifications du style de vie

En plus de diverses techniques de reproduction de pointe et modalités de traitement, nous offrons des conseils de santé aux couples afin de les aider à adopter un style de vie sain et à éviter de s’exposer à des facteurs nocifs qui pourraient nuire davantage à leur état de santé générale et reproductrice. Il est fortement conseillé aux couples qui suivent un traitement de fertilité d’éviter de fumer ou d’inhaler des substances toxiques, de faire de l’exercice régulièrement, d’avoir une alimentation saine et de gérer leur stress.

Les traitements médicaux

Une fonction testiculaire sous la normale, causant un déséquilibre hormonal ou hypogonadisme, est souvent diagnostiquée chez les hommes stériles. L’hypogonadisme entraîne souvent une quantité et une qualité de sperme sous-optimales pour la fécondation des ovules. Le diagnostic de cette affection fréquente peut parfois représenter un défi car les hommes atteints d’hypogonadisme n’ont souvent aucun symptôme qui les porterait à consulter un médecin. Cependant, lorsqu’un diagnostic adéquat est posé, ces hommes peuvent subir divers traitements médicaux ou chirurgicaux visant à améliorer leur profil de fécondité.
Les infections ou autres affections inflammatoires de l’appareil reproducteur masculin sont d’autres causes fréquentes d’un profil de sperme sous la normale et d’une altération de la capacité fécondante des spermatozoïdes. Le diagnostic et le traitement diligents de ces affections par un andrologue/urologue ont permis à un bon nombre d’hommes d’améliorer les paramètres de leur sperme.
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